Contactez-nous !

 

Vous avez une bonne plume ?

Vous êtes un artiste, une maison d'édition, un label, un centre d'arts ?

Nous sommes toute ouïe !

438-794-0117

Inside & Somewhere Else

Blog artistique

image titre litt.jpg

Littérature

De la poésie qui allie nostalgie de fond de tiroir et chant de Spice Girl crinquée au vin de dépanneur

nelson mederik

filles.jpg

J'ai reçu la poésie de Filles, de Marie Darsigny, comme un coup de pelle dans l'front. Mais dans le bon sens du terme (oui oui, ça se peut). Je ne connaissais pas l'autrice et vraiment, du gros bonheur, j'en veux encore !!!

Tout petit recueil publié chez l'Écrou, acheté sur un coup d'émotion au Salon du Livre de Montréal : juste mes tripes qui me criaient de le prendre. Et j'ai bien fait !

 

Revenir du bar

blackout drunk

je bouge dans les draps

je gémis, me tortille

pilote automatique

des gestes souvent répétés

touriste dans ma propre vie

je m'entends jouir en écho

quelqu'une, quelque part

a l'aire d'avoir du fun

 

Des moments comme des polaroïds

Elle nous offre de brefs moments, capturés tels des photos de lendemain de soirée sur le cell. On lit avec les yeux mi-fermés, connaissant si bien ces moments d'ombres, de doutes ou ces élans qui pourraient devenir amoureux. Elle expose une réalité qui, je crois, est bien connue des X et des Y. L'écriture est actuelle, franche, parfois crue, honnête et de proximité, ben proche.

Fille #20

tu traînes dans ma chambre

chandail Calvin Klein

souliers Vans en toile

montre Casio gold

si seulement tu valais autant

que ce que tu portes

 

Une Artiste

Je crois que, par son parcours en tant qu'artiste, pour avoir autopublié plusieurs zines et suite à ses études littéraires et sa concentration en études féministes, elle parvient à nous proposer un recueil de poésie visuelle, ressentie, et parvient à actionner les boutons en nous qui nous permettent un recul sur certains comportements pourtant communs mais destructeurs. Tant pour l'égo que pour l'être. Parfois avec cynisme, parfois avec ironie, Marie Darsigny arrive à nous faire passer ses critiques sur la réalité dans laquelle on évolue toutes. On n'y échappe pas. Filles, c'est elle, c'est moi, c'est nous...

 

Slice of life littéraire #1

je bullshit sur des textes que je n'ai pas lus

fin prête pour les séminaires de maîtrise

checke-moi ben citer du Brigitte Fontaine

 

Pour l'article original et complet c'est juste ici. 

Baie déception : ou effleurer un monde qui ne vous quittera plus

nelson mederik

baie-decc81ception.jpg

Ce roman est mon grand coup de cœur de l’année!

Julie Hétu nous offre Baie Déception que j’ai eu l’immense intuition d’acheter au Salon du livre de Montréal le mois dernier.

Je suis encore habitée par cette histoire, de la confusion qui règne en moi, en nous sans doute, au moment de refermer les pages. Juste avant la fin, dans le livre, l’autrice nous suggère d’écouter les enregistrements de la mère, sur le CD d’accompagnement.

SVP, respectez la consigne! La mère du petit Isaac prend vie par la voix de Julie McClemens, son père décédé, par la voix de Patrick Hivon... ajout tellement précieux à la lecture de ce grand roman. La création sonore des pistes à écouter est du compositeur Simon Angell (du groupe de Patrick Watson). Je vous promets... vous serez conquis!

 

La tragédie de Baie Déception

Baie Déception, c’est une baie en forme de cuillère à laquelle s’accrochent des montagnes, formant un manche. Cette baie fait partie du détroit d’Hudson, au nord de la péninsule d’Ungava, dans le Nord-du-Québec. Si vous voulez élargir vos notions de géo, je vous mets le lien wiki juste ici.

Le roman s’ouvre avec l’explication sombre et mystérieuse de cette fameuse tragédie de Baie Déception, où l’école remplie d’enfants fut ensevelie par les immenses vagues de la baie. Aucun n’a survécu, sauf deux enfants, selon la légende. La mère et le père d’Isaac sont ces deux survivants.

Elle, cinématographe, recherche l’autre survivant pour son documentaire sur son village natal, et tombe amoureuse. Naîtra Isaac. Son père parti trop vite pour lui voir le bout du nez, avalé par la glace pas suffisamment gelée lors d’un voyage de fou que les amoureux avaient planifié en motoneige.

 

L’importance de la transmission des histoires, des fables comme une identité propre à soi

Isaac ne grandit pas avec sa mère (depuis le voyage de fou), elle n’en est jamais vraiment revenue. Elle perd la mémoire, c’est à cause de sa maladie qu’elle en arrive à oublier l’existence de son fils, ou l’appel à 3 h du matin en pleurant. Elle doit tout écrire sur des papiers sinon elle oublie. Et parfois, elle doit relire celui où c’est écrit : j’ai un fils. Isaac grandit donc avec ses grands-parents.

Parce que chaque famille a sa légende, chaque nom possède une signification précieuse... Isaac, comme tout préado, cherche la sienne. Les bribes d’histoires confuses, à mi-mots, à couvert, parce qu’encore trop douloureuses, ne satisfont pas Isaac.

On devine finalement que sa mère s’est suicidée, Isaac reçoit comme seul héritage quelques boîtes qui lui appartenaient. Quelques babioles sans réels indices pour lui permettre de se construire une identité plus forte... jusqu’à ce qu’il tombe sur le journal personnel de sa mère.

Perdant la mémoire, instable psychologiquement, avec une graphie laxe, Isaac parcourt les milliers de pages du journal de sa mère lui racontant tous ces moments de vie confus et brumeux où il n’a pas pu être témoin. Plus la lecture avance, moins Isaac se porte bien. Est-ce que les émotions lues peuvent t’atteindre à ce point? Est-ce que le manque d’histoires nous définissant peut nous rendre invisibles? Le voyage intérieur et familial que fait Isaac est grand, si touchant pour le petit préado qu’il est, avec ce discours si mature déjà pour son âge.

Lorsque, volontairement, on attente à la survie d’une culture, c’est à la survie du peuple, qui par elle se définit qu’on porte atteinte. Attaquer la culture, c’est pervertir la mémoire et, du coup, menacer la place qu’occupe l’Histoire dans notre quête de vérité... 

... Entre la tradition orale et la fixité du papier s’incarneront les deux possibles qui nous gouvernent : d’un côté, un monde trop grand pour l’affronter où l’impuissance est fatalement intégrée au quotidien et, de l’autre, un monde qui demande à être repensé, changé et sondé, et où chacun peut devenir un héros, un rassembleur de porcs-épics en hiver.               

 Julie Hétu

Pour l'article complet, voici le lien. 

Quand les fibres textiles racontent le devoir de mémoire

nelson mederik

sagalane-pochette.jpg

Armoire aux costumes, Charles Sagalane

Toute une bête qu'est cette publication d'à peine 177 pages. Je ne peux même pas catégoriser la chose! Présentée tel que faisant partie d'un projet qui s'insère dans un vaste édifice littéraire : le Musée Moi... par ses moyens indisciplinaires! Ça situe déjà l'aventure.

D'abord intéressée par la relation aux textiles sur le devoir de mémoire et comment ils peuvent altérer notre relation au monde, à soi, aux autres, j'abordais donc cette œuvre avec mes préalables... totalement à l'ouest! Je crois que c'est ici que réside sa grande force, proposer un territoire commun, connu pour nous emporter loin, très loin! J'ai adoré l'aventure! En voici la structure!

 

sagalane-carnet-rose.jpg

Commencer par le dessert

Joint à cette parution, un carnet rose intitulé Choses qu'on ne porterait jamais, expérience du vêtir. Ma copie numérotée 63/73 commençait comme suit :

  • bas de nylon
  • chemise verte
  • pantalon avec de « l'eau dans cave »
  • mini-jupe extensible
  • ...
  • crocs

J'ai évidemment amorcé cette rencontre avec l'univers de Sagalane par la fin, par ce carnet qui au final... a eu bien du sens!

Pour découvrir la suite, voici le lien. 

Les filles en série... lecture obligée !

nelson mederik

couverture-filles-serie.jpg

Beecroft, Pussy Riot ou Femen sont à ma mémoire celles qui refusent cette assimilation « en masse », ce polissement du nombre. Avec ces analyses et zoom in sur plusieurs faits et représentations que nous ne voyons plus tellement ils nous ont été surreprésentés, Delvaux remue notre laisser-faire, laisser-aller, notre acceptation comme évidence d’aplanissement du genre. Avec tout ce poids du nombre, ne pourrions-nous pas en faire quelque chose de grand et de puissant?

fille-poupee.jpg

Les filles lèvent le poing...

Cette Histoire nécessaire, préalable, l'auteure en fait une démonstration choquante. Filles, jeunes filles, filles en séries, marginales, filles fétiches, showgirls, lapines, blondes, filles de rue, etc. Les références et interjections sont nombreuses (trop nombreuses malheureusement)! Au défilement de ces preuves qui brûlent les yeux, tranquillement, je m'aperçois que j'étais endormie, tranquillisée... faisant partie de cette masse informe!

Les filles en série refusent l'immobilité. Elles refusent l'essentialisme, la loi de l'identitaire. Elles manœuvrent, proposent de fausses pistes, séduisent pour prendre au piège, usant de l'harmonie esthétique pour anesthésier leur public, comme la mante religieuse son partenaire. C'est ainsi qu'elles incarnent l'Ingouvernable.

Pour l'article complet, c'est juste ici. 

S'ils ont remis 1984 à l'Index, est-ce que Bleu presque transparent sera le prochain?

nelson mederik

bleu-presque-transparent1.jpg

J'ai toujours pensé que les veines à fleur de peau

sont jolies à voir.

T'es pas heureux. Même les yeux fermés,

je parie que t'essaie de voir des tas de trucs.

(...eux) je voudrais les avaler cru et les bercer au fond de moi.

Écrit en 1976, vendu à plus d'un million d'exemplaires en à peine 6 mois, premier roman de Murakami Ryü... Bleu presque transparent est le livre que je ne voulais pas lire. Et vous savez, si vous avez lu mon dernier article Le grand cahier, que je peux avoir la couenne dure.

Pour vous situer, Transpotting a été écrit en 1993 et réalisé en 1996, Requiem for a dream est sorti en 2000... et en comparaison, ils semblent être des bébés de maternelle. Pas de farces! Tiens, pour vous mettre dans l'ambiance, je vous propose de réécouter la trame principale de Requiem... prenez 2 minutes. Requiem for a dream

Je suis bien entendu au courant des critiques, très nombreuses, qui ont été écrites sur ce livre. Je tentais de ne pas les lire depuis si longtemps, persuadée que chaque « adulte » qui les avait écrites était trop loin de sa jeunesse pour en apprécier les nuances, que ça devait pas être si trash que ça... Ciel! Elles ont été gentilles ces critiques...

Alors, les trois premiers extraits en haut de page sont les seules belles phrases du livre. Ce sont les seules trois phrases qui mettent un peu d'air frais et de lumière dans les 204 pages. Aussi, n'en déplaise, mon japonais étant pas mal rouillé, j'ai dû avoir recours à une version traduite en français... non pas international, mais de France. D'une France que je n'aurais jamais connue, car le 1/6 des phrases ne font aucun sens, au point où je devais relire parfois certains passages pensant avoir oublié des mots. Honte à moi pour avoir pris une traduction, je sais! (Ma version était traduite par Guy Morel et Georges Belmont.)

Visualise des lumières rouges qui stob, une vision trouble, une envahissante odeur aigre...

L'action se déroule dans Tokyo, à travers les yeux de Ryü, Kei, Okinawa, mais aussi Reiko, Kazuo, Moko. Lesquels sont masculins, féminins... en fait tout au long du récit ça n'a pas de réelle importance, on s'y perd rapidement. De toute façon, même pour eux, un trou c'est un trou. Bref, ne vous enfargez pas dans les fleurs du tapis avec ça!

Les punk de Tokyo

Ma première soirée au lit avec le roman (oh, conseil, ne lisez pas ce roman au lit) a rapidement pris fin, après 40 pages. J'ai eu besoin d'une journée de convalescence pour me convaincre de m'y remettre. Au total, au bout des 200 et quelques pages, on comprend avoir vécu environ 5 jours avec la gang. J'en aurais pas pris plus. Je ne suis pas fan des orgies répulsantes, des viols de filles passed out... des relations forcées, échangeant de filles/blondes (en moins de 5 jours, j'ai arrêté de compter après 12-13). Inconscientes, vomissantes, convulsantes d'overdose, en déchirant gentiment leurs vêtements, les vidant avant de se les prêter... je n'ai pas apprécié. Comme je suis persistante, ma fierté et ma construction intérieure, je l'espérais, devaient être plus fortes que ces mots... je me suis défiée de poursuivre et de vaincre ce roman. Allez, une bonne respiration et on continue!

Visualise des lumières rouges qui stob, une vision trouble, une envahissante odeur aigre, une moiteur froide...

Pour lire l'article complet, c'est juste ici. 

Comment « Journal d'un morphinomane » a bien failli avoir raison de moi!

nelson mederik

morphinomane.jpg

J'ai dû m'armer de patience pour parvenir à mettre la main sur Journal d'un morphinomane à la BAnQ. Le précieux livre m'est donc parvenu... et son effet fut plus que surprenant!

Auteur anonyme, entouré d'un certain halo de mystère... jusqu'à ce qu'on amorce la lecture. En avant-propos, on nous explique que ce document fut publié en 1896 (ce n'est pas une faute de frappe... 1896, donc il y a 121 ans!) dans une revue médicale : Archives d'anthropologie criminelle, de médecine légale et de psychologie normale et pathologique, pour être très exacte. Publiée, donc, comme vous le devinez sans doute, par un médecin.

Pourquoi ce journal d'un drogué mérita-t-il de paraître dans cette revue médicale? Parce qu'il fut écrit par un vrai médecin! OK... les romantiques dans la salle viennent illico de voir une splendide image de Clive Owen dans The Knick, non? OK pour les autres... C'est moi qui régale :

10-clive-owen-the-knick-w1200-h630.jpg

Ma propre cure Journal d'un morphinomane 

17 février : 7 h 45, levé difficile. J'ai le cerveau embrouillé. À peine j'ouvre les yeux que déjà je peux percevoir les effluves imaginaires du café à venir. Je m'étais fixée comme objectif juste 2 par périodes matinales, j'eus du mal à m'arrêter après 3 et demie. Échec pour ce matin, mais j'ai bien l'intention de compenser en journée. 

Fin du jour, mon estomac s'en ressent, j'ai exagéré sur la quantité de liquide noir savoureux. Les tremblements sont revenus. Malgré que je tente de limiter mes ajouts de crème et de miel, j'ai dépassé par 750 ml ma limite prévue. La mise au lit est pénible, serait-ce un ulcère qui tente de voir le jour? Mon agitation mentale est exacerbée par mes excès. Demain sera plus contrôlé. Si seulement j'avais encore cet élixir fabuleux venu du Costa Rica, je serais en moins piètre état. 

Pour lire la suite de l'article, c'est par ici. 

Le premier méchant de Miranda July

nelson mederik

fullsizerender.jpg

Un premier méchant

Ce roman est le troisième roman de Miranda July, que je dévore mais, est en fait sont tout premier publié. Je suis tombée en amour avec cette femme, ses univers, ses voix intérieures et ses films. Et c’est un livre qui fait du bien, un univers qui transporte!

Son globus hystericus (boule d’angoisse à la gorge, pour laquelle elle se fait soigner par la chromothérapie)devient le prétexte central dans cette histoire pour nous transporter au cœur de cette spirale où l’on est enfermé. Cela peut s’apparenter à vivre dans l’œil d’une tornade, mais en y regardant avec un microscope; on y perd l’image globale, mais on en ressort soufflée.

J’ai adoré ce roman. Déstabilisant, présenté avec une lumière que certains pourraient qualifier de fade, July y dépeint toute la poésie d’un quotidien délavé. Les fantaisies que chacun s’invente, tous ces petits drames microscopiques que tous peuvent monter en épingle y sont décortiqués, pour notre plus grand plaisir, avec une précision psychotique!

Il n’a pas de nom – je l’appelle juste mon système. Disons qu’une personne a le cafard, ou peut-être qu’elle est juste fainéante, et qu’elle arrête de faire la vaisselle. Bientôt, la vaisselle s’empile jusqu’au plafond et ça paraît impossible de laver ne serait-ce qu’une fourchette.

Alors la personne commence à manger avec des fourchettes sales dans ses assiettes sales, et elle a l’impression d’être un SDF. Alors elle cesse de se laver. Si bien que ça devient difficile de sortir de la maison. La personne commence à jeter ses détritus n’importe où et fait pipi dans des gobelets parce qu’ils sont plus près du lit.

Nous avons tous été cette personne, donc il n’y a pas à juger, mais la solution est simple : moins de vaisselle. 

Voix intérieures

C’est à croire que Miranda July a plus de voix intérieures que la plupart d’entre nous, qu’elles sont réparties en genre de catégories d’emploi de voix intérieures, qu’elle les entend plus fort et plus vivement que moi… Et ça, ça m’a fait le plus grand bien. Vous savez, ce type de scénarios, de réponses improbables, de dialogues que nous entretenons avec nous-mêmes, ça fait un bien fou d’avoir l’occasion d’entendre celles d’une autre personne. Et croyez-moi, ces voix intérieures sont au premier plan et mènent le bal, dans ce roman. C’est ce qui en fait une perle. Les divagations et les potentialités exposées au fil des pages ne sont que très peu probables, mais c’est ce qui est délicieux… Elle les rend probables! Et s’ensuit un enchaînement de faits si incroyablement invraisemblables, que nous sommes happés et propulsés dans cette histoire. Histoire, d’ailleurs, que voici :

Cheryl, quadragénaire hypersensible, vit seule avec son globus hystericus : une boule d’angoisse dans la gorge. Elle travaille pour une association spécialisée dans l’autodéfense féminine. Et elle est persuadée qu’un de ses collègues est son âme sœur et qu’ils fileront le parfait amour. 

Quand ses patrons lui demandent si leur fille de vingt ans, Clee, peut s’installer chez elle pendant quelques temps, le monde maniaque de Cheryl la célibataire explose. Et pourtant c’est Clee, la bombe égoïste, blonde, cruelle, qui, à force de persécutions, va précipiter Cheryl dans le monde réel. 

fullsizerender-1.jpg

Pour lire l'article complet, c'est par ici

Le grand cahier !

nelson mederik

« Ce livre n’est pas seulement l’étalage de sombres et scandaleux comportements; à la toute fin du grand cahier, vous vous sentirez obligés de dévorer les suites. Je ne vendrai pas de punch, mais vraiment, la grande finale est plus que renversante, époustouflante, à couper le souffle ! Vous ne regretterez pas, promis, promis. »

Pour lire l'article complet, c'est par ici ! 

Mieux se comprendre la peau, du dehors par dedans.

nelson mederik

La peau et la trace, David LeBreton.

Si vous avez un humain à découvrir cette semaine, c’est David LeBreton ! Coup de cœur assuré! Anthropologue et sociologue français, LeBreton analyse, dissèque, cherche, propose tout et plus encore autour de l’être humain, sa mécanique et ses composantes.

Dans « La peau et la trace, sur les blessures de Soi », il propose le corps comme une matière d’identité. Avec plus de quatre cent entretiens auprès de jeunes adultes, il nous propose diverses raisons de mise en jeu de notre peau et ce qu’on en fait. Ok, c’est flou pis un peu weirdo… j’arrive, j’arrive ! Pour lire l'article complet, c'est ici !

Tout ce que j'aimais...ou Le roman nécessaire pour ton coeur et ton âme !

nelson mederik

Ce livre est arrivé dans mes mains presque de façon mystique. Me baladant dans les rangées de la libraire, le livre m'appelait si fort (à vrai dire même en lisant le 4e de couverture je n'étais pas spécialement interpellée) j'ai du me résoudre à l'acheter. Une espère de magie a opéré et j'ai su la laisser me guider, donc, vers "Tout ce que j'aimais". Ce livre fut une si grande révélation pour moi, il est arrivé au moment où j'avais besoin de savoir que ces choses existaient, je les désirais sans le savoir. Je l'ai relu au moins cinq fois depuis, avec autant de ferveur chaque fois. Je suis tellement tombée en amour avec cet univers, ses mots que j'ai tenté d'en faire une adaptation au théâtre (toujours en cour de processus !). Ca viendra je l'espère !

Pour lire la suite de ma critique, c'est par ici :

 

Coffrets Littéraires Le fil Rouge

nelson mederik

       

"Encore 5 minutes s'il te plait maman".....

"ok mais pas plus"...

"non non" !!!


Lectrice invétérée très jeune...je savais très bien à quel point je pouvais étirer son élastique de discipline et c'était comme ça tous les soirs de ma jeunesse, terminant mes longues soirées à lire, cachée sous les couvertures, éclairée de ma seule mini-lumière de cadran réveille (celui en triangle qui s'allume quand on pèse sur le dessus). J'ai toujours dévoré les livres, un peu moins les lectures obligées de l'adolescence, encore plus celles à l'université. Je n'étais pas peu fière d'avoir, très jeune, des auteurs préférés.

Difficile à l'âge adulte de réellment connecter avec d'autres qui ont les mêmes sensibilités littéraires que soit. Je ne raffole pas de romans, de polars, de fictions...et pourtant nombreux et précieux sont les livres qui encore aujourd'hui me bouleversent longuement après leur lecture. Alors comment fait-on pour continuellement découvrir de nouveaux auteurs? Pour être étonnée, transportée ? C'est cette année que la vie m'a fait un cadeau merveilleux...des coffrets littéraires !!!

Les filles de ``Le fil Rouge`` proposent, par thématiques des coffrets littéraires spécialement conçus pour nous. Chose non déplaisante, de magnifiques douceurs associées à la lecture sont ajoutées aux coffrets (évidemment crées par des mains Montréalaises, j'adore !). Mon 1er coffret supportait leur compagne de socio-financement (qui fût un grand succès, ici leur lien indigogo et leur vidéo:
                                                          
 Le mien avait donc pour thème le féminisme. Avec ma contribution, j'ai reçu : un signet Le fil rouge, un sac exclusif "Les livres qui font du bien" illustré par Yelle Illustrations splendide en coton,  une tasse exclusive " #Lefilrougelit",  le premier coffret mensuel exclusif à la campagne comprenant 3 livres juste...trop parfait. Mais aussi, sachets de thés, boule effervescente pour le bain (je lis tellement dans mon bain...mes livres peuvent en témoigner), des carnets de note pour revenir sur nos lectures (car elles proposent la bibliothérapie, les livres qui font du bien), pis une magnifique et tellement old carte d'emprunt de bibliothèque..."comme dans mon temps"..c'est comme si elles me devinaient.

Le choix des livres est remarquable (j'en ferai la critique sous peu). La bibliothérapie qu'elles proposent est invitante, réfléchie, préparée...vous êtes encore assis à lire ces lignes ? Courrez vous abonner ! C'est par ici :

Oh..et à mon grand désespoir (car je suis à l'étranger pour l'année entière) elle ont commencé un club de lecture une fois par mois dans des cafés ultra sympas partout dans Montréal, allez voir les détails ici pour Octobre 2016 :


 

Merci Marjorie et Martine pour avoir compris ce besoin, de partager vos découvertes avec nous, de nous permettre ces si belles découvertes ! Longue vie aux coffrets qui font du bien ! Voici leur page Facebook

 

Audrey Desrosiers

L'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours..c'est lui !

nelson mederik

 
Un autre, chronique d'une métamorphose
Imre Kertész, 1999

Écrivain Hongrois de l'ombre pendant 40 ans, subsistant en écrivant des opérettes, Imre Kertész témoigne de son chemin de vie marquée d'abord par Auschwitz puis par Staline sous forme de concentré de ses journaux écrits entre 1991-1995. Ses oeuvres compte une dizaine de diverses parutions éclectiques d'essaies, de récits, de romans et de journaux, pour obtenir en 2002 le nobel de littérature et tristement nous quitta en mars dernier.


"La plus forte façon de laisser sa trace est le témoignage artistique."I.K.

Il ne faut surtout pas amorcer ce livre comme un témoignage de plus sur la Shoah. Le décor accessoirement contextuel l'est, mais on s'immisce avec délice, pudeur et grandes émotions dans le centre nucléaire de l'homme, un homme qui a appris à crier la bouche fermée. Sa plume est intransigeante, dure parfois, tel un scalpel dans nos beaux principes appris pour fonctionner dans ce système sans logique.

L'auteur nous expose violemment à la mélancolie, à l'impossibilité de mouvements, l'impuissance, l'incompréhensibilité vécue de l'intérieur...et... c'est déli-fucking-cieux.

"Il faut avoir un destin pour être tragique"...I.K.
ou quand la violence émotivo-politique devient la trame de fond de son style littéraire/poétique pour y survivre. Il refuse d'être le porte-étendard, le faire-valoir du résistant/survivant, il nous transporte dans ses tergiversations, interrogations, ses écoeurements du monde, de l'Homme mais transmet de réels questionnements qui nous habitent longtemps après la lecture.

Ses métaphores et sur-parentheses nous portent sur ses trains de pensées, il ne faut que quelques pages pour que son style devienne notre façon naturelle de respirer. Journaux personnels d'un octogénaire, désespoir et lucidité, un livre nécessaire pour l'Humanité, parce qu'à travers sa lunette subjective il tourne vers nous un miroir peu souvent abordé, parce que ce livre est le bon premier, parce qu'il faut courir lire le reste...à lire !

"La plus grande désobéissance est de vivre sa vie" I.K
Ça m'a pris deux semaines à me remettre de ce livre, de ses mots. C'est le genre de livre (enfin pour ma part) qui est annoté, qui a les coins cornés, qui est tombé dans la baignoire, qui est surligné de toutes parts, presque mangé physiquement tellement il est entier, vrai, prenant, touchant..dérangeant.

Sa façon de disséquer les comportements humains te donne l'impression de n'avoir jamais vraiment regardé comme il faut. Ses images-phrases ont leurs racines dans une réalité que nous ne pourrons jamais réellement comprendre mais si transportables dans notre vie.

Du haut de ma jeune trentaine, je me suis surprise à être le personnage, à être aussi impliquée dans ses colocs de littérature, submergée par les demandes, en marge, en rack, perdue..c'est habile, c'est Grand...c'est bon !


''La lecture est comme une drogue qui confère un agréable flou aux cruels contours de la vie"
I.K. (Liquidation)

 

Audrey Desrosiers